Rising from the Dead & Lady Gambler

Ce qui devait arriver, arriva.
Sabrez le champagne, tuez le cochon (ou le mouton), faites-vous tatouer cette date historique sur le postérieur.
Le Funky Ronin est de retour.
Youpi.




Lady Gambler (Showa Onna Bakuto) - Tai Kato - 1972




A mi-chemin entre le ninkyo (histoires de yakuza chevaleresques) des Red Peony Gambler et l'excès exploit' des Lady Snowblood, Tai Kato nous conte l'histoire d'une femme (Kyoko Enami, vue dans The Wolves de Gosha) qui devient bakuto (les yakuza joueurs itinérants, par opposition aux tekiya, les yakuza colpoteurs, brêfle...) par amour et vengeance. Et il le fait dans ce style qui lui est propre : caméra immobile tout au long du film, y compris pendant les scènes d'action, au ras du sol et en légère contre plongée, composant son cadre au cordeau.


A gauche, l'homme de Kyoko joué par Hiroki Matsukata (pour une fois sans sa canne à pêche).

A ce titre, la scène qui voit le concurrent de l'homme de Kyoko à la succession du clan se faire 'convaincre' d'envisager le meurtre par un chef de clan adverse est top. Kato joue avec le sigle du clan gravé sur une porte vitrée donnant sur un salon avec deux fauteuils, le concurrent finissant par se caler pile le visage dans le symbole au moment où il accepte l'éventualité de l'homicide, se faisant marionnette du chef ennemi mais de plein gré. Car Kato désincarne totalement le chef de clan en ne montrant pas son visage durant cette prise de décision (on ne verra de lui que son dos, une main agitant un cigare ou le bas de son corps), laissant le successeur potentiel face à lui même quand à ce choix.



Une histoire de vengeance concise, classe et au final baignant dans le sang (le côté massacre étant accentué par cette caméra figée qui laisse s'amonceler les cadavres au premier plan). De l'excellent ninkyo.


A suivre : un peu de Nikkatsu Action (avec plein de Jo Shishido).

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